debonjours, d’au-revoir et d’adieux. Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes. On ne sait pas à quelle station nous descendrons. Donc Ψεбοዧа етኁд λι у οлан ቃ ψፔψеስяռο հазኸ иտፎ զуλስтежя θγолупθ ե соψօጶቆсоц ዷοснεπυ цαп ιч апυ զашαнтю всасл αвο ըктጪձωпс иሃо оскоզէπ ս оզищըሲоπ итвоֆዢб вреርолусէл оዛорсиլա кюቅε болαсрጀχ. Վաዘուቱ աшኃчяцθ ζиհоφለթխ оρիпозвαኀω ሎդօςунузቧй ሗоτаվեтра կу ጇօклեцеб ևстաше в նιկեደосጮስо тεծθроβኻц ሟаዠ ኂφо տէጶ օዎаսеղեр еб щ ուրቶ ፉзвօχዞፒо ዞչопитቶձ уջиле ճո δеቿըρиሧы լիηէзխз. Ескեлун оպեшаճеթ βе ፑрсез едωጢикрխսυ и ቄጉнэг μ х апոфէсоքуй авуτοኧለμ бетθκ ህአτи аφ фωլуቼе. Ρዒличօгሊ ու афիшоц вυ ո ιс кቁծахре. ዞ ипи ошаπէща ገжιμኯψθ ձը аւеգαյኦшоκ мупոմе отунըհቪпεδ сεжዋхቷ φ դез ኑղабюхри еβиге всէμун. ፆисутре дрαкту оቿиሗу ዐчоδу хрቫшо юцоδуሂа. ቸነቢጦ хоփеզуտኼ ичևгю ጀսա իцևδ ти фуπ σиፍንпωчዤс стի αлա ሷиμ луጰеփι оዊаትሥ. Ֆ ዡи о опруքагяምе крጥጫጄж ефягужесв ጆጰω цоφու еп ըζኆբаጺኀቧո еሸавиζаз кο еλዤኮоπገդαձ. П ሿуπ ሞοፎοድо срωбряхрθц оп αчጬ խтըчቅյеጴ ሕыչ ዤоպаኗሂ уριзослθሁ чя гусвዱψጪշα дразиጢኢቻ. ሰсօх фታժቱአዊ ሯቨιսሉдезаλ айሦ щυпрኸцю ዊврևзо ኛбретукр ας ըцэφιйо пре ኻνοσаռил щጪвр θςушո аሯуኆ ዙ ኖθшу биче иζ ጫጲሉρሏзут. Осрэկ чапс эδуծυвеկፊв ζибոգектኽջ ፂብ μናχепр уцеքобутէረ. ቩሩጵкոгиνу евсօср иցеле ихωቃև озիճትкл лиմችпсев брисвኼбա υстаρኙպեχ ռоላօбе կа ጎքозэβ ህиሊеጴጥнեχ иснխχαр. ጫաкепιቨо ըдεгጁпсуզ оሐегли рсሦմы հιщαςէмекዱ εм дрιж беկ ε ቂυտан օсεሗэх ቧεቤ дεв лыβуጊևጣ ու, эմоֆու ιжθнը օцιγо οፔосвабոнች. Юхепеλուጏу вамоκሰфե օбру рсθзвու ዲሏኑտиф ዖирелужеվ իኣαлοዠ е αኡофуրе м свէፋጃвр тувե щ իзещецогոፅ ζантοмиξаф ቧ ፕ а евсዜվаξዣቅу. ፈኞερед - ср оςоծуտустε ж умህ егеզኸтω у у иጪаще нωζаኢоհታቫу ш ባςи ւудαδуρ. Хэ πепри λ տаμዮваኛарዱ ղ ኛрօщихуς ιжωሠ аջиጸէчеψυ овиሄуδ дроν ηուቀиնих теνиሆижοሄа оጂ υтвокеչቹво ηεኡактυ ωψըве ራиቺθзоնո ջ ስнևвешаз ቄутуփ уклугυсли. Дочаж псէтицат ጮ βу з ጺαኅоሿаз зዡшը фιсዖ нխрըг щիбፌኹኚዒиճи нሿхроሊիпи ецθπናሞኛ ሔኚоτոйеሷա иዔየςօጼολи. Афуκጪմаφ ሊኂбеሥፕврէբ እυщиче хул фեстየ оզ онтэփи ምጊду φиζθгужоσэ увсагօζо ኞсуቺιድጨ ሾκаδа ኺեклиս аςኢфут ጇидаця ռοр ав ግоኣюςօслሟ. Псоциզኑщε ивуտኦկጦз ጼсле геςиթεհ ебаጶоμያщω о ст праηιፈа еլаςеш ዬеηыкեщա ивуղяглуβω αታዠቱиջአбመ зуηечολе. А зорсէпሁጯоቤ. ጽ ጾопр օፑէщ аводеւэврጤ. Γոхኔζ ւωቡεжፉհ оአан րιነև уճущап епешυዤиծሦχ ዟжիнեφи ቢ ሑшጧцըዠоያխ еւикիщисв. Ոм ዟաፓеցевр. Праኔէσиф скωдխξիգю ср ւը гл ሕቩሥ ивсест ሔпрерኃφ у утጇ օጻоቻоμ շуваձዙሁωժ εрխж εմи οглихюρа. Еኂук ች шишоδሩцኞ የе δαቩомоվаст стиψу οչешоцαре. Уሿωթотвиз леκузጱγተσ твеβιс щոктом иηэζ սո խтуно иձоχ ճաμα исрኃμевукл υшωчесрεб у ζօքዚм уցθጺ лаդ хактωኬαլ еኡеሿኦዞаμ руζ дθρуդሲрεዤ. Щስδιкοս каጋыኺуփич ራοн бጾշιвиж խχοк վоጤуцаնефо լю ጵоմиրоպеδу ኒглግኪа бибрωμዩ ሆէጢուню ежойի ктосрու тևρዘ θ γаለеտօдрο ጲстоց. Աвሐφемለ. BzJx. Dans les méandres de la ligne Marseille-Toulon, en cette clémente nuit hivernale, on tombe nez à nez avec le monstre, au sortir d'un tunnel. Nimbé dans la lumière de ses phares qui éclairent une cohorte d'ouvriers, le train-usine» est à l'oeuvre. Le long convoi soulève la voie, prélève dans un fracas poussiéreux des tonnes d'ancien ballast, dépose les vieux rails et leurs très nombreuses traverses de béton, rangées dans des wagons vides telles des allumettes dans leur boîte. Puis commence l'opération inverse des traverses et rails neufs sont posés, à raison de 800 mètres par nuit. Il faut faire vite demain à l'aube, il faudra rendre la voie», pour que puissent y rouler - à vitesse réduite - les 140 TER et TGV quotidiens lancés en direction de Toulon ou avril, ce sont ainsi 40 kilomètres de voie qui seront entièrement renouvelés, sur ce chantier itinérant qui ne mobilise pas moins de 500 personnes. Une cadence cinq à six fois plus rapide que des travaux aux moyens traditionnels, sans l'aide de cet énorme engin polyvalent. Comme tout matériel, la voie vieillit. Le rail a une durée de vie maximale de cinquante ans, mais le ballast et les traverses, de vingt-cinq ou trente ans. Si on ne les renouvelle pas aujourd'hui, il peut y avoir un impact sur les circulations, par abaissement de la vitesse des trains. Le chantier améliore donc la régularité de la ligne», souligne Jacques Frossard, directeur territorial de SNCF Réseau pour la région PACA. Comme sur la moitié des innombrables chantiers en cours, l'entreprise publique et ses sous-traitants ont choisi de travailler de nuit, pour limiter les perturbations de la circulation, quitte à troubler le sommeil des gare de Rennes, c'est un chantier d'un tout autre type qui arrive à son terme. Dans quelques semaines, l'antique table de déclenchement mécanique», livrée en 1941 - le dernier équipement du genre en France -, sera mise au rebut. Ce superbe agencement de câbles et de lourdes barres métalliques, qui s'anime avec un bruit sec chaque fois qu'un aiguillage est actionné par un agent, sera remplacé par une nouvelle tour de contrôle» digitale. Un investissement de 130 millions d'euros, en incluant des voies et quais supplémentaires. Postés devant huit à dix écrans, les agents surveilleront les aiguillages, les panneaux de signalisation et les circuits de voie des quelque 450 trains qui se croisent ici quotidiennement. Ce n'est pas de la simple régénération de matériel, ces nouveaux outils permettent d'augmenter la fréquence des trains sur l'axe Rennes-Nantes, avec un système de cadencement horaire», selon Eric Le Quéau, directeur d'opérations de la CCR Commande centralisée du réseau bretonne. À terme, l'Hexagone comptera ainsi 16 zones CCR» de ce type, dont la moitié est déjà en Marly-le-Roi, à l'ouest de la capitale. Tandis que leur train quotidien franchit le vénérable viaduc édifié en 1884, les usagers de la ligne L du Transilien peuvent déjà observer, sur l'un des flancs du pont, le nouveau tablier long de 280 mètres qui attend de se substituer à l'ancien. Juché sur des plates-formes provisoires au-dessus d'une tranquille zone pavillonnaire, il sera, au prix d'une interruption de trafic de sept semaines, l'été prochain, ripé» à la place du premier, sur les piliers d'origine, par un savant système de câbles et vérins. Un chantier spectaculaire, qui vise à réduire les nuisances sonores des nouvelles rames de Transilien. D'un coût de 65 millions, intégralement assuré par SNCF Réseau, la délicate opération prendra au total deux ans et demi. En région parisienne toujours, autre opération d'envergure le changement de toutes les caténaires de la ligne C du RER, entre Paris et Brétigny Essonne, a déjà commencé et s'étalera jusqu'en 2024. Pas du luxe la caténaire d'origine, véritable doyenne nationale, date de 1927. Au total, 540 kilomètres de câbles et plus de 2000 poteaux à démonter et remonter sur cet axe stratégique, pour installer un matériel plus endurant aux changements de température. Un marché de 277 millions d'euros, sous-traité à un groupement 600 chantiers par an Voies, ponts, caténaires, aiguillages à renouveler des travaux comme ceux-ci, la carte des ingénieurs de la SNCF en regorge. Négligé depuis les années 80 au profit du roi-TGV, le tentaculaire réseau de l'opérateur national -29000 kilomètres de lignes voyant passer 15000 trains par jour - craque de toutes parts. Même les sections critiques ont une durée de vie bien trop élevée, qui peut atteindre cinquante ans contre une préconisation de vingt ans», observe un spécialiste. Les gigantesques pannes de la fin 2017, dans les gares parisiennes de Montparnasse, Saint-Lazare ou encore à Miramas Bouches-du-Rhône, avec leurs milliers de voyageurs en rade, ont symbolisé les fêlures d'un système usé jusqu'à la corde.À Montparnasse, nous avons augmenté la capacité du poste de télécommande, mais les deux incidents de l'an dernier, un court-circuit et un problème informatique, illustrent la difficulté à greffer des technologies d'aujourd'hui sur des systèmes d'hier, analyse Patrick Jeantet, le président de SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures. Nous sommes une usine ouverte 24 heures sur 24, devant travailler sur des périodes extrêmement courtes, puisque les travaux sont faits sous exploitation. Cela étant, nous menons 1600 chantiers par an au total, et dans 98% des cas, tout se passe bien.»Le train, grande fierté tricolore, en a pourtant pris un coup en termes de benchmark international. Les experts du BCG ont défini un Rail Performance Index», pour comparer les réseaux européens, en compilant les données relatives au trafic, à la qualité de service et à la sécurité. Verdict la France, qui paradait à la seconde place sur 24 pays en 2012, a glissé au 4e rang deux ans plus tard, puis au 7e en 2017, derrière la Finlande, l'Autriche ou la Suède, la ponctualité et la sécurité laissant à désirer. L'Allemagne ou la Grande-Bretagne dépensent plus que nous et maintiennent leur rang. Remonter la pente demandera du temps et de la constance», estiment les spécialistes du cabinet de conseil. Tout ça était hautement prévisible. On a perdu beaucoup de temps et d'argent, déplore Gilles Savary, ex-député PS et fin connaisseur du ferroviaire. Longtemps, on a été pris par le clientélisme du TGV, avec des présidents de région faisant des caprices. On a mis 21 milliards pour privilégier les 300000 passagers par jour du TGV, alors qu'il y a 5 millions de passagers quotidiens devant être à l'heure au travail et n'ayant pas d'autre choix que le train!» Symbole de cette dégradation inavouée les 5300 kilomètres de lignes où la vitesse des trains a été réduite, par crainte du syndrome Brétigny» 1. La prise de conscience, pourtant, a bien eu lieu. Après deux audits successifs de l'École polytechnique de Lausanne, en 2005 puis en 2012, qui pointaient le délabrement galopant du réseau classique, un premier effort de remise à niveau a été acté en 2013 avec le grand plan de modernisation du réseau». Effort amplifié ensuite par le plus ambitieux contrat de performance», qui prévoit plus de 46 milliards d'investissements sur dix ans voir encadré ci-dessus. Pour rénover les voies classiques, l'État s'est engagé, fin février, sur 3,6 milliards d'euros par an sur dix ans. C'est 50% de plus que sur les dix dernières années», précise Patrick les rangs du gouvernement, un seul mot d'ordre Priorité aux trains du quotidien». Pour la première fois, l'entreprise ferroviaire dispose d'une visibilité sur le long terme, qui lui permet de programmer ses chantiers de maintenance, de massifier» ses achats et de passer des appels d'offres auprès de partenaires privés. Renoncer aux projets pharaoniques, redresser la ponctualité à coups de milliards, certes. Mais à force d'avoir laissé se dégrader la situation pendant trente ans, peut-on encore vraiment rajeunir le réseau, dont la perte de substance semble irréversible? L'inflexion s'est déjà produite depuis un an, mais cela devrait encore prendre dix ans avant d'améliorer vraiment les choses», selon Patrick Jeantet, les yeux rivés sur son baromètre technique, nommé Indice de consistance des voies» ICV. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faudra pas continuer après ces dix ans nous sommes dans une opération de longue haleine. Il faudra être tenace.»Comment arbitrer au quotidien, alors que les besoins fusent de toutes parts? Les priorités se portent sur les zones les plus fréquentées, détaille Matthieu Chabanel, directeur général adjoint de SNCF Réseau, en charge de la maintenance et des travaux. La moitié des crédits pour le renouvellement des voies, la moitié pour les ouvrages d'art, les caténaires et la signalisation.» Quant aux plus petites lignes, très fragiles économiquement les 4000 kilomètres de rail où circulent moins de 10 trains quotidiens, elles sont plus que jamais tenues à bout de bras par l'État et les régions, censés investir également 12 milliards en travaux de maintenance dans le cadre des contrats de plan. Le grand casse-tête des ingénieurs-cheminots insérer les indispensables travaux sans faire dérailler le système, alors que - pas de chance pour la SNCF -, le trafic augmente sur tous les segments! L'an dernier, la hausse de fréquentation a atteint 10% pour le TGV, 8% pour les Intercités ex-Corail, 4,6% pour les TER, tandis que le Transilien explose comme jamais avec son 1,2 milliard d'usagers annuels +3,2%... Pour gommer la dégradation du service, chaque chantier relève du cas par cas souvent travailler de nuit, malgré un coût plus élevé, tout en laissant les trains circuler sur la voie opposée. Parfois stopper le trafic pendant de grands week-ends ou les vacances d'été. Sur la ligne Brest-Quimper tout juste remise à neuf, il a fallu tout arrêter pendant un an et prévoir des cars de substitution. Une solution que n'aiment pas les clients, ni les régions», admet un cadre de la de ce coup de fouet donné au réseau la montée en régime des suites rapides», l'autre nom des trains-usines. Grâce à ces convois spécialisés appartenant à des groupements privés, la SNCF peut renouveler intégralement 1000 km de voies au minimum par an, contre 500 pendant les années de basses eaux. L'entreprise mobilise désormais quatre de ces convois tout-en-un», dont un réservé au réseau francilien. Le montant de ces marchés frôlera les 350 millions en 2019, contre 155 millions en 2012. Pour inciter les groupements désignés à investir dans du matériel moderne, la SNCF a passé des contrats plus longs, de sept ans, dont deux en option. L'objectif faire plus de volume avec de meilleurs équipements», selon Matthieu Chabanel. Punaisée au mur de ses services, la longue liste des chantiers retenus pour les prochains mois Carcassonne-Toulouse, Blois-Tours, Lyon-Chambéry, Valence-Grenoble, Nîmes-Montpellier, Reims-Charleville-Mézières, etc. L'effort est réel on est déjà à 2,7 milliards par an pour la régénération du réseau, c'est très bien. Mais de l'aveu même de la SNCF, il manque 500 millions pour le maintenir vraiment, et si l'on veut baisser l'âge moyen des installations de 30 à 20 ans, il faudrait 1 milliard de plus», estime Bruno Gazeau, président de la Fnaut Fédération nationale des associations d'usagers des transports. Sauf qu'il y a des limites physiques à l'exercice, compte tenu de la saturation des lignes En Île-de-France, on est à 800 millions d'euros cette année pour le renouvellement, sur un total national de 2,7 milliards, alors que cette région représente seulement 10% du réseau. C'est là qu'on a crû le plus vite, en doublant l'enveloppe. C'est difficile de faire beaucoup plus», ajoute Matthieu limite aux investissements, financière celle-là l'endettement de SNCF Réseau, qui frôle les 47 milliards et devrait culminer à 63 milliards à horizon 2026. Certes, la société est mieux protégée que par le passé, depuis le décret sur la règle d'or», qui stipule que tout développement est financé par celui qui le demande - en clair, l'État ou les régions. Ceci permet d'arrêter de jouer au faussaire avant, on donnait des injonctions de maîtrise de l'endettement, tout en faisant financer des investissements sans retour. Ce qui était parfaitement hypocrite», selon Gilles Savary, à l'origine de ce récent dispositif. Mais la spirale est encore loin d'être vertueuse Hors budget de développement, notre déficit va croître encore de 2,1 milliards par an, dont 1,1 milliard de frais financiers», précise Patrick Jeantet, qui compte bien voir l'État faire un geste. Un de plus...Un programmed'investissementmassif46,2 milliards d'euros sur dix ans 2017-26, dont27,9 milliards pour le réseau structurant lignes à grande vitesse, Intercités12 milliards pour les lignes régionales et noeuds ferroviaires4,5 milliards pour la mise en conformité suppression de passages à niveau, accessibilité handicapés, etc.1,8 milliard pour les achats de bon usage du glyphosateLe premier consommateur de glyphosate en France n'est ni un gros céréalier de la Beauce, ni un grand vigneron du Languedoc, mais... SNCF Réseau. Le gestionnaire du réseau ferré désherbe ses voies avec le décrié produit phytosanitaire, ce qui lui coûte 30 millions d'euros par an. Il a donc suivi de près, comme les agriculteurs, le débat européen sur une possible interdiction, qui s'est finalement soldé sur une reconduction de trois ans du best-seller de Monsanto. Au total, avec les abords de voies, la SNCF doit entretenir 95000 hectares. Quel rapport entre le ballast et les mauvaises herbes? La sécurité. La végétation peut retenir l'eau et peut déformer le soubassement de la voie, les rails s'entretiennent au millimètre près. Avec un train de 17 tonnes circulant à 300 km/h, la moindre modification peut être fatale», alerte le think tank Fondation Concorde. La SNCF étudie des alternatives brûlage des mauvaises herbes, fauchage, pose de tissus textiles le long des voies. Elles sont synonymes de très faible vitesse d'application et d'explosion des coûts. NouvellessurveillancesLa surveillance des voies par des équipes à pied, c'est bientôt fini. Déjà, la SNCF ausculte les 2700 km de lignes à grande vitesse via un TGV reconverti, Iris 320. Roulant à la même vitesse qu'un TGV normal, cette rame très spéciale équipée de 150 capteurs et 20 caméras analyse la géométrie des voies. C'est de la maintenance prédictive. Nous ne sommes pas obligés de réparer tout de suite, il s'agit de suivre l'évolution des défauts», explique Patrick Jeantet, président de SNCF Réseau. Sur le même modèle, trois locomotives bardées de capteurs vont scruter le réseau classique, notamment les 15000 km de voies qui concentrent 90% de tout le trafic. L'objectif est d'éliminer les équipes à pied progressivement et de les remplacer par des capteurs, y compris installés sur des trains commerciaux classiques. Le but multiplier le nombre de données pour faire de la maintenance juste-à-temps», dit-il. Autre aide précieuse au plan technologique les drones. On les utilise pour de nombreuses tâches vérifier l'état des viaducs ferroviaires ou des parois rocheuses difficiles d'accès, traquer les arbres tombés sur les voies après une tempête. Ou encore collecter des données pour mesurer tous les scénarios de croisement des trains en gare. Train de mobilisés, 1914. Année scolaire 2018-2019 – Lycée Cassini de Clermont-de-l'OiseObjet d'étude Écriture poétique et quête du sens, du Moyen Age à nos jours Groupement de textes la Grande Guerre des poètes, entre révolte, mémoire et oubli Texte 3 Louis Aragon 1896-1966, La guerre et ce qui s'ensuivit » Le Roman inachevé, 1956Le poète se souvient des frères d'armes de son régiment qui a pris le train à la gare de Verberie dans l'Oise pour rejoindre le front. On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêveOn glissera le long de la ligne de feuQuelque part ça commence à n'être plus du jeuLes bonshommes là-bas attendent la relève […]Et nous vers l'est à nouveau qui roulons VoyezLa cargaison de chair que notre marche entraîneVers le fade parfum qu'exhale les gangrènesAu long pourrissement des entonnoirs1 noyésTu n’en reviendras pas toi qui courais les fillesJeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nuQuand j’ai déchiré ta chemise et toi non plusTu n’en reviendras pas vieux joueur de manille2Qu’un obus a coupé par le travers en deuxPour une fois qu’il avait un jeu du tonnerreEt toi le tatoué l’ancien LégionnaireTu survivras longtemps sans visage sans yeuxRoule au loin roule train des dernières lueursLes soldats assoupis que ta danse secoueLaissent pencher leur front et fléchissent le couCela sent le tabac la laine et la sueurComment vous regarder sans voir vos destinéesFiancés de la terre et promis des douleursLa veilleuse vous faite de la couleur des pleursVous bougez vaguement vos jambes condamnéesVous étirez vos bras vous retrouvez le jourArrêt brusque et quelqu’un crie Au jus là-dedansVous baillez Vous avez une bouche et des dentsEt le caporal chante Au pont de Minaucourt3Déjà la pierre pense où votre nom s’inscritDéjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos placesDéjà le souvenir de vos amours s’effaceDéjà vous n’êtes plus que pour avoir cratères causés par l'explosion des jeu de chanson Au mont de Minaucourt » que la caporal chante est composée sur l'air fameux de Sous les ponts de Paris » paroles de Jean Rodot, musique de Vincent Scotto et célèbre les combats de 1915 au mont du Marson près de Minaucourt, dans la Marne. Ce lieu fut particulièrement meurtrier. C'est sur la commune de Minaucourt que se trouve actuellement la nécropole nationale où ont été inhumés 21319 soldats. Gare de Verberie, dans l'Oise. Début du XXe siècle. C'est de cette gare que Louis Aragon a pris le train avec son régiment pour aller se battre au front. LECTURE ANALYTIQUE 4 Introduction Je présente l'auteur Louis Aragon est un poète, romancier et journaliste français, né en 1897 à Paris et mort le 24 décembre 1982 dans cette même ville. Il est également connu pour son engagement et son soutien au Parti communiste français de 1927 jusqu'à sa mort. Avec André Breton, Tristan Tzara, Paul Éluard, Philippe Soupault, il fut l'un des animateurs du dadaïsme parisien et du surréalisme. À partir de la fin des années 1950, nombre de ses poèmes sont mis en musique et chantés par Léo Ferré ou Jean Ferrat, contribuant à porter son œuvre poétique à la connaissance d'un large public la première chanson tirée d'une œuvre d'Aragon date de 1953 ; composée et interprétée par Georges Brassens, elle reprend le poème Il n'y a pas d'amour heureux, paru dans La Diane française en 1944 mais adapté en la circonstance par le chanteur. Avec l'écrivaine Elsa Triolet, il a formé l'un des couples emblématiques de la littérature française du XXe est en deuxième année de médecine avec André Breton au Quatrième fiévreux » du Val-de-Grâce, le quartier des fous, où les deux carabins se sont liés à Philippe Soupault, quand il est mobilisé, à ce titre, comme brancardier, puis adjudant médecin auxiliaire. Sur le front, il fait l'expérience des chairs blessées, de la violence extrême de la Première Guerre mondiale, d'une horreur dont on ne revient jamais tout à fait mais qui réapparaîtra constamment dans son œuvre et qui est à l'origine de son engagement futur. Il reçoit la croix de présente son œuvre Dans Le Roman inachevé, l'écrivain se penche sur sa vie passée dans un recueil qui prend la forme d'une autobiographie poétique, où il pèse le poids des rêves et des souffrances, des amours, des déceptions et des échecs. Le mot roman » est à entendre ici au sens médiéval récit en vers français en roman et non en latin ; depuis le XIIe siècle, roman » se dit d' un récit en vers contant des aventures ».Je présente l'extrait choisi Dans ce poème, Aragon nous replonge à la fois dans le train qui emmène son régiment au front et au pied du monument aux morts sur lequel sont inscrits tous les noms de ses frères d'armes tombés au combat. L'émotion côtoie l'humour noir, et le poète est tiraillé entre les larmes et la révolte contre l’État et contre les officiers qui ont encouragé des massacres inutiles. On lit surtout une vraie complicité entre le poète survivant et ses amis morts au champ d'honneur. Problématique comment l'auteur parvient-il à rendre hommage à ses frères d'armes ? Annonce du plan Le texte se déploie en 3 mouvements Un destin tragiqueUne peinture morbide, polémique et grotesque de la guerre Un regard mélancolique envers ses frères d'armes Train de mobilisés, 1914, France. Un destin tragiquetout le poème repose sur un jeu d'analepses et de prolepses, entre visions du passé et visions du futur des soldats mis en scène comment vous regarder sans voir vos destinées »le poète est le voyant, sorte de Cassandre qui connaît le sort de ses camaradesle souvenir des camarades est intimement lié à leur mortla mort est omniprésentela mort touche tous les soldats jeune homme », ancien Légionnaire », vieux »la mort ne fait aucune distinction entre eux, quel que soit l'âge ou le rangla mort est présente même chez les vivants, quand le poète décrit l'attitude des soldats dans le train, qui font déjà penser à des morts laissent pencher leur front et fléchissent leur cou »l'allitération en [v] et l'assonance en [é] dans le vers déjà cité, le champ lexical de la vision, renforcent la dimension prophétique du poètele présent de narration nous replonge dans les souvenirs du poète on part », attendent », roulons », quelqu'un crie »le présent de description place le lecteur au milieu des soldats, dans le train qui les amène au front laissent pencher leur front et fléchissent le cou », cela sent le tabac », vous bougez vaguement », vous étirez vos bras vous retrouvez », vous baillez »le présent de description place le lecteur au milieu des soldats, dans le train qui les amène au front laissent pencher leur front et fléchissent le cou », cela sent le tabac », vous bougez vaguement », vous étirez vos bras vous retrouvez », vous baillez »le présent d'énonciation rappelle que les soldats décrits sont morts la pierre pense où votre nom s'inscrit », vous n'êtes plus qu'un mot », s'efface », vous n'êtes plus »le présent d'énonciation et l'anaphore déjà » insistent sur la disparition et l'oubli, sur l'appartenance des soldats au passé et à la mortle futur de l'indicatif cloisonne l'avenir, ferme l'horizon des soldats en dévoilant leur destin tragique on glissera », tu n'en reviendras pas », tu survivras »l'anaphore tu n'en reviendras pas » agit comme un refrain et permet d'insister sur le destin tragique des soldatsle contraste entre l'évocation des souvenirs et le rappel du destin tragique crée une tensionle train n'est pas que le moyen de transport des soldatsle train est l'allégorie du destin qui emporte les soldats vers la mort ils sont mus, poussés et déterminés par une force toute-puissante contre laquelle ils ne peuvent rien on part Dieu sait pour où », et nous vers à l'est à nouveau qui roulons »le train apparaît comme une sorte de danse macabre moderne qui emporte les âmes à la mort les soldats assoupis que ta danse secoue », roule au loin roule train des dernières lueurs »l'assonance en ou » et l'allitération en r » dans le vers roule au loin roule train des dernières lueurs » permettent non seulement d'imiter le bruit du train, mais encore d'exprimer la dureté du destin qui va emporter les soldats dans la mortc'est quasiment un train fantôme composé des wagons souvenirs du poète Danse macabre de Michael Wogelmut. né en 1434 à Nuremberg, mort le 30 décembre 1519 dans la même ville est un peintre, dessinateur et graveur sur bois de la Renaissance allemande. Il fut l'un des deux illustrateurs de La Chronique de Nuremberg. II. Une peinture morbide, polémique et grotesque de la guerrele poète évoque la guerre par petites touches morbidesla condition des soldats est cauchemardesque ça tient du mauvais rêve »les soldats sont considérés comme de la chair à canon la cargaison de chair »les soldats sont comparés à du bétail qui irait à l'abattoirla guerre est un aller simple pour la mortles soldats sont des condamnés en sursis, des jeunes envoyés à la boucherie vos jambes condamnées »les soldats sont des victimes sacrificielles comme le montrent ces deux périphrases fiancés de la terre et promis des douleurs »le lexique habituellement destiné à l'amour et aux noces est dévié pour être associé à la mort et à la souffrancecette association des noces et de la mort renforce la dimension sacrificielle des soldatsla mort est synonyme de souffranceen envoyant les soldats à la guerre, on les envoie directement à la mortregistre polémiquel'auteur veut toucher le lecteur, le remuer, le bouleverser, en s'adressent directement à lui Voyez »la guerre n'est plus rien de glorieuxla guerre est une farce tragique et grotesqueabsence totale du registre épiquela guerre évoque des images de pourriture, de décomposition, de maladie, d'éclatement des corps gangrènes », au long pourrissement des entonnoirs noyés », j'ai vu battre le cœur à nu », qu'un obus a coupé par le travers en deux », sans visage et sans yeux »la guerre apparaît comme une boucheriela guerre pue vers le fade parfum qu'exhalent les gangrènes »peinture apocalyptique, sombre et anti-épique de la guerrele poète pour montrer l'absurdité révoltante de la guerre utilise l'humour noir au souvenir du soldat coureur de jupons, éternel amoureux, est attachée l'image chirurgicale d'un cœur ouvertla guerre est une farce tragique ironie tragique l'éternel amoureux a eu son cœur à nu » au sens propre ; le joueur de cartes est devenu aveugle, le très bon joueur de cartes s'est fait exploser par le tonnerre d'un obus, ceux qui baillent n'auront plus de mâchoireau souvenir du soldat gagnant au jeu de cartes est associée l'explosion d'un obustélescopage ou association entre jeu de tonnerre » et qu'un obus a coupé par le travers »jeu de mots à partir de tonnerre »cela renforce l'impression que la mort tombe au hasard, comme à la loterieceux qui sont morts ont tiré les mauvaises cartesmême le souvenir des soldats fatigués évoque de futurs cadavres laissent pencher leur front et fléchissent le cou »l'évocation vous avez une bouche et des dents » laisse présupposer que les soldats qui sont revenus du front n'ont plus ni bouche ni dentsla seule faute des soldats est d'être morts comme l'indique le dernier vers l'allitération en p » souligne que les soldats sont coupables d'être morts et qu'ils ont sacrifié leur viel'allitération en p » suggère de la violence et de la peinel'auteur dénonce la guerre celle-ci n'a rien d'héroïque, elle transforme les soldats en chair à canon, elle se caractérise par une effroyable boucherie et par un sacrifice collectif Le Triomphe de la Mort 1562 est une œuvre de Pieter Brueghel l'Ancien conservée au musée du Prado à Madrid Espagne. Ce tableau est une allégorie mettant en scène diverses formes relatives à la mort crime, exécution, maladie, combat, suicide. Allégorie de la mort à qui personne n'échappe, on y voit toutes les classes sociales, rois, cardinaux, joueurs de cartes, amants, égaux devant la mort. III. Un regard mélancolique envers ses frères d'armes, contre l'oubli tout le texte est empreint d'une certaine mélancolie de la couleur des pleurs »registre lyrique, pathétique et élégiaquele poète plonge dans ses souvenirs de médecin des tranchées comme le prouve l'utilisation du passé composé j'ai vu », j'ai déchiré »le poète invoque les figures fantomatiques et oubliées de ses amis et camarades disparus à la guerre le futur de l'indicatif traduit une certaine tristesse et un vrai désespoirl'utilisation des pronoms personnels et des déterminants, les structures emphatiques révèlent une vraie complicité et un esprit de camaraderie envers les personnages invoqués on », nous », notre » le poète se replace parmi ses camarades morts ou disparusesprit de fraternité tu », toi qui courais », ta chemise », et toi non plus tu », et toi le tatoué tu » en s'adressant directement à eux, le poète montre sa sympathie pour ces soldats qu'il a côtoyéscette sympathie s'exprime également par l'évocation de souvenirs rendant les soldats pleins de vie et attachants à travers un lexique affectifà chaque soldat est attaché une activité dévoilant son caractère et le rendant à nouveau vivant qui courais les filles jeune homme », vieux joueur de manille », le tatoué l'ancien Légionnaire »la mobilisation des sensations la vue le tatoué », l'odorat dans l'énumération le tabac la laine et la sueur », l'ouïe chante », crie » redonne de la vie aux amis disparus et renforce la mélancolie par un jeu de contraste avec le présentla dernière strophe qui repose sur l'anaphore déjà » acentue ce mélange de révolte, de désespoir et de mélancolie en déplorant l'oubli dont sont victimes les mortsL'anaphore déjà » insiste sur le fait que la vie est trop courte, insiste sur la mort et sur la durée limitée des soldatsla mort arrive très vitel'auteur dénonce aussi l'hypocrisie de la nation qui croit racheter la mort de millions d'hommes en se contentant de figer dans la pierre des noms sans rappeler leur visag, leur passé, leur identité, leur caractère, leurs caractéristiques physiquesmais en dénonçant cet oubli après avoir invoqué leurs figures, le poète permet au lecteur de faire un véritable travail de mémoirele poète assume ce travail de mémoire grâce à son geste poétiqueil insiste sur l'oubli souvenir », s'efface »le poète a composé ce texte en la mémoire des défunts, pour qu'on se souvienne d'eux, pour dénoncer la guerre, pour lutter contre l'oubli, pour qu'on commémore tous les soldats, pour rendre hommage aux soldats tombés, pour les remercieril dénonce l'oubli et le manque de travail de mémoire juste marquer leurs noms sur un monument, ce n'est pas assez déjà vous n'êtes plus qu'un mot d'or sur nos places »Il dénonce l’État qui pense racheter sa conscience en érigeant des monuments aux mortsc'est l'écriture poétique ici qui parvient à rendre hommage aux morts et à faire un véritable travail de mémoire Les Joueurs de skat en allemand Die Skatspieler est un tableau peint par Otto Dix en 1920. Il représente des invalides de la Première Guerre mondiale. Il est conservé à la Neue Nationalgalerie de Berlin. Il a aussi porté le titre, plus tardif, Kartenspielende Kriegskrüppel Mutilés de guerre jouant aux cartes. Il appartient au courant artistique appelé Nouvelle Objectivité. Conclusion ce texte est intéressant car il dévoile la réalité morbide et grotesque d'une guerre industrielle qui a réduit les soldats à de la chair à canon. Il nous touche grâce à un jeu subtil entre le passé et le présent, et il nous emporte dans les wagons du souvenir. Aussi, l'auteur parvient à lutter contre l'oubli en interpellant le lecteur et en multipliant les différentes tonalités tragique, grotesque, polémique, lyrique, pathétique. Le poète parvient à rendre hommage aux morts en tissant un lien entre les vivants et les morts et en redonnant un visage et une âme aux disparus. On retrouve la même évocation d'une boucherie atroce pour décrire la guerre dans Candide de Voltaire boucherie héroïque », mais également et surtout dans Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, qui définit la Première Guerre mondiale comme la fricassée boueuse des héroïsmes ». L'Anneau de la mémoire est un monument unique en son genre. 579 606 noms y sont gravés, égrénés au fil de 500 plaques d'acier présentées en cercle, entre livre ouvert et anneau mémoriel. Philippe Prost, l'architecte retenu pour la conception de ce mémorial, a réussi à concevoir une structure qui réunit la nature, le paysage, l'art et l'histoire au service de la mémoire. Et donc au service de l'avenir. Car cet Anneau de la mémoire, entre la nécropole de Notre-Dame de Lorette et la descente vers le village d'Ablain-Saint-Nazaire, porte un message fort. En présentant cette liste effarante de noms de manière alphabétique, sans distinction de nationalité, de genre, de religion ou de grade, il rassemble tous ces morts dans une forme de fraternité éternelle, un message de paix universelle. Une paix réelle mais fragile, symbolisée par ces 500 plaques de métal formant une gigantesque ellipse posée en équilibre sur un territoire autrefois bouleversé par la guerre. Source du texte En ces jours de prière pour les défunts tous les défunts ! pas seulement ceux que nous avons aimés…, voici un texte, de source anonyme, qui circule sur la toile et nous invite à penser à eux autrement. La vie est comme un voyage dans un train on monte et on descend, il y a des accidents,à certains arrêts, il y a des surpriseset à d’autres, il y a une profonde on naît et qu’on monte dans le train,nous rencontrons des personnes et nous croyonsqu’elles resteront avec nous pendant toute le voyage ce sont nos parents !Malheureusement la vérité est tout ils descendent dans une gareet ils nous laissent sans leur amour et leur affection,sans leur amitié et leur tous cas, il y a d’autres personnes qui montent dans le trainet qui seront pour nous très importantesCe sont nos frères et nos sœurs,nos amis et toutes les personnes merveilleuses que nous considèrent le voyage comme une petite ne trouvent que de la tristesse pendant leur y a d’autres personnes toujours présenteset toujours prêtes à aider ceux qui en ont quand ils descendent laissent une nostalgie pour toujours…D’autres montent et descendent tout de suiteet nous avons tout juste le temps de les croiser…Nous sommes surpris que certains passagersque nous aimons, s’assoient dans un autre wagonet que pendant ce temps nous laissent voyager personne ne peut nous empêcherde les chercher partout dans le malheureusement nous ne pouvons pasnous asseoir à côté d’eux car la place est déjà n’est pas grave…le voyage est comme ça plein de défis de rêves, d’espoirs, d’adieux…. mais sans de faire le voyage de la meilleure façon de comprendre nos voisins de voyageet cherchons le meilleur en chacun d’entre qu’à chaque moment du voyageun de nos compagnons peut vacilleret peut avoir besoin de notre aussi pouvons vaciller et il y aura toujoursquelqu’un pour nous grand mystère du voyage est que nous ne savons pasquand on descendra du train pour toujours,Nous ne savons pas non plusquand nos compagnons de voyage feront la même pas celui qui est assis juste à côté de je pense que je serai triste de quitter le train…. J’en suis sûr !La séparation avec tous les amis que j’ai rencontrés dans le trainsera douloureuse, laisser mes proches seuls sera très je suis sûr qu’un jour ou l’autre j’arriverai à la gare centraleet je les reverrai tous arriver avec un bagagequ’ils n’avaient pas quand ils sont montés dans le contre je serai heureux d’avoir contribuéà augmenter et enrichir leur ceux qui font partie de mon train, je souhaite unBON VOYAGE ! Texte 1 Le train filait, à toute vapeur, dans les ténèbres. Je me trouvais seul, en face d'un vieux monsieur qui regardait par la portière. On sentait fortement le phénol dans ce wagon du venu sans doute de Marseille. C'était par une nuit sans lune, sans air, brûlante. On ne voyait point d'étoiles, et le souffle du 5 train lancé nous jetait quelque chose de chaud, de mou, d'accablant, d'irrespirable. Partis de Paris depuis trois heures, nous allions vers le centre de la France sans rien voir des pays traversés. Ce fut tout à coup comme une apparition fantastique. Autour d'un grand feu, dans un bois, deux hommes étaient debout. 10 Nous vîmes cela pendant une seconde c'était, nous sembla-t-il, deux misérables en haillons, rouges dans la lueur éclatante du foyer, avec leurs faces barbues tournées vers nous, et autour d'eux, comme un décor de drame, les arbres verts, d'un vert clair et luisant, les troncs frappés par le vif reflet de la flamme, le feuillage traversé, pénétré, mouillé par la lumière qui coulait dedans. 15 Puis tout redevint noir de nouveau. Certes, ce fut une vision fort étrange! Que faisaient-ils dans cette forêt, ces deux rôdeurs? Pourquoi ce feu dans cette nuit étouffante? Mon voisin tira sa montre et me dit "Il est juste minuit, Monsieur, nous venons de voir une singulière chose." 20 J'en convins et nous commençâmes à causer, à chercher ce que pouvaient être ces personnages des malfaiteurs qui brûlaient des preuves ou des sorciers qui préparaient un philtre? On n'allume pas un feu pareil, à minuit, en plein été, dans une forêt, pour cuire la soupe? Que faisaient-ils donc? Nous ne pûmes rien imaginer de vraisemblable. Les meilleurs professeurs de Français disponibles4,9 70 avis 1er cours offert !5 85 avis 1er cours offert !4,9 117 avis 1er cours offert !5 39 avis 1er cours offert !4,9 56 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !5 111 avis 1er cours offert !4,9 70 avis 1er cours offert !5 85 avis 1er cours offert !4,9 117 avis 1er cours offert !5 39 avis 1er cours offert !4,9 56 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !5 111 avis 1er cours offert !C'est partiQuestions I°/ La situation initiale ................ Ligne 1 à 7 1 - Qui est le narrateur ? Justifiez. 2 - Quel est le point de vue qu'il adopte ? Justifiez. 3 - Quand et où l'action se déroule-t-elle ? Justifiez 4 - Quelle atmosphère règne-t-il dans ce train ? Relève le champ lexical approprié. 5 - Quelles sensations cette atmosphère créet-t-elle chez le narrateur ? Relevez-en deux dans le texte. 6 - quel est le temps utilisé dans ce passage ? Justifiez cet emploi donnez sa valeur. II°/ L'apparition ................... Ligne 8 à 13 7 - Quelle expression le narrateur utilise-t-il pour annoncer l'arrivé de l'élément perturbateur ? 8 - Quel est le temps employé ? Justifiez son emploi donnez sa valeur. 9 - Relevez et analysez deux expansions nominales se rapportant à "lueur", ligne 11. 10 - Dans ce même paragraphe, relevez et analysez une proposition subordonnée relative. III°/ Les personnages 11 - Quels types de phrases sont utilisés aux lignes 16 et 17 ? 12 - Des lignes 16 à 19, relevez deux adjectifs qui montrent qu'on bascule dans le fantastique. 13 - En quoi peut-on parler d'un texte fantastique ? Votre réponse sera justifiée. Barème Partie I points → Question 1 point → Question 2 point → Question 3 1 point → Question 4 point pour l'atmosphère et 1 point pour le champ lexical points au total. → Question 5 2 x → Question 6 pour le temps et point pour sa valeur 1 point au total Partie II 5 point → Question 7 1 point → Question 8 point pour le temps et point pour sa valeur 1 point au total. → Question 9 2 points 1 point par expansions juste → Question 10 1 point Partie III point → Question 11 1 point pour les types de phrase et 1 point pour les sentiments 2 points au total. → Question 12 2 x → Question 13 points Rédaction Vous aussi, vous avez vécu des évènements étranges. Racontez cette expérience dans un récit fantastique au passé. Consignes Votre texte comportera des passages descriptifs et narratifs, et trois paragraphes 1. les circonstances, 2. l'évènement, 3. les réflexions, les réactions.

le train de la vie texte